Ce que vous publiez sans payer circule surtout parmi ceux qui vous suivent déjà. La publicité sur Facebook et Instagram sert à toucher les autres, ceux qui habitent à quelques minutes et ne vous connaissent pas encore. Elle ne vaut que réglée sur ce qui compte pour une table, une cave ou un domaine : une réservation, un appel, une visite.
Facebook ouvre deux portes. Le bouton « Booster », sous une publication de votre page, la montre à plus de monde en quelques réglages. Le Gestionnaire de publicités, lui, fait choisir un objectif, une audience et un budget, et mesure ce que l'annonce a provoqué. Une même campagne y passe sur Facebook, sur Instagram ou sur les deux. C'est de lui que parle la suite.
L'objectif choisi au départ décide de ce que Meta va chercher. Une campagne réglée sur les interactions trouve des gens qui aiment et commentent, pas des gens qui réservent.
Une annonce montrée trop souvent aux mêmes personnes s'use, et chaque contact coûte plus cher que le précédent. La fréquence, le nombre moyen de fois qu'une personne a vu l'annonce, est la première chose à regarder quand le coût grimpe.
La photo du plat signature, vue depuis deux ans, ne fait plus lever les yeux. Il faut plusieurs images, renouvelées avec les saisons.
Une campagne se regarde souvent. Un restaurateur en plein service ou un vigneron en pleine taille n'a pas ce temps-là, et une annonce livrée à elle-même garde ses défauts.
Un tableau de CPM et de ROAS impressionne plus qu'il n'aide. La seule question utile : combien a-t-on dépensé, pour combien de réservations, d'appels ou d'inscriptions ?
La publicité Facebook s'explique souvent avec l'exemple d'une boutique en ligne. Or un restaurant, une cave ou un domaine qui ouvre son caveau n'a pas de panier : ce qu'il attend se passe au téléphone, dans un agenda ou à sa porte. Meta sait mesurer ces gestes, et sa documentation prévoit un événement pour chacun :
Ces mesures passent par le Pixel Meta, un petit code posé sur votre site, et par le Business Manager, qui réunit votre page, votre compte Instagram, votre compte publicitaire et ce Pixel. Deux précautions. Le Pixel est un traceur publicitaire : en France, il attend l'accord du visiteur dans le bandeau des cookies, et ceux qui refusent échappent à la mesure. Et si vos réservations passent par une plateforme extérieure, le Pixel ne voit pas toujours la réservation finale ; on mesure alors le clic qui y mène.
Des six objectifs du Gestionnaire, trois servent surtout une table, une cave ou un domaine : Prospects pour les messages, les appels et les inscriptions, Trafic pour envoyer vers la page de réservation, Notoriété pour une maison qui ouvre.
Après chaque lancement, Meta traverse une phase d'apprentissage, qui se termine en général après une cinquantaine de résultats dans la semaine. C'est beaucoup de réservations pour une seule annonce : mieux vaut optimiser sur un geste plus fréquent, le clic vers la réservation ou l'itinéraire, et compter les réservations à part.
Pour une annonce de vin, l'image la plus sûre montre ce que la loi permet de décrire : la bouteille, sa couleur, l'endroit où elle se goûte. Ici, la cave des Nogarévins, le soir de leur cours d'œnologie.
Pas besoin d'une tablée en liesse pour donner envie de pousser la porte.
Une annonce pour un vin, une cave ou un bar à vin est une publicité pour une boisson alcoolique au sens des articles L.3323-2 et suivants du code de la santé publique. La diffusion en ligne est autorisée ; c'est le contenu qui est encadré. La loi admet l'information : l'origine, la dénomination, le mode d'élaboration, le terroir, les appellations, la couleur, les caractéristiques olfactives et gustatives. Elle exclut ce qui suggère que boire apporte la réussite, la séduction, la convivialité festive ou le bien-être, et le message sanitaire accompagne l'annonce. Le détail est sur notre page ce que la loi Évin permet de montrer.
Meta ajoute ses propres règles. Sa politique sur les boissons alcoolisées demande que l'annonce respecte la loi du pays et ne vise personne de moins de 18 ans. Et elle compte comme publicité pour l'alcool bien plus que les bouteilles : les lieux dont l'activité principale est la vente d'alcool, les invitations à se rendre dans un lieu où l'on en consomme. L'annonce d'un bar à vin ou d'une dégustation chez un caviste en fait partie, même sans un verre à l'image. Celle d'un restaurant pour son menu du midi, non ; elle le devient dès qu'elle met en avant un accord mets-vins.
L'âge minimal se règle donc dès la création de l'audience, et le texte reste factuel : la cuvée, l'appellation, la date de la soirée.
Un restaurant, une cave ou un bar à vin vit des gens qui peuvent venir. Meta permet de viser un rayon autour d'une adresse : quelques kilomètres en ville, davantage pour un domaine sur une route des vins. Une annonce vue par des gens trop loin pour passer coûte aussi cher qu'une autre, et ne remplit rien.
L'année a ses rendez-vous : les fêtes de fin d'année, la foire aux vins, les vendanges, les portes ouvertes au domaine, les soirées dégustation. Une campagne lancée la veille arrive trop tard : il lui faut le temps de trouver son public, donc quelques semaines d'avance et des images prêtes.
Pour une soirée, l'annonce renvoie vers une page d'inscription. Notre article sur l'organisation d'une soirée dégustation de vin détaille le reste.
Une annonce pour une visite de cave à l'automne se prépare quand le raisin mûrit encore, et ses images se tournent l'été.
Celle-ci vient d'un de nos tournages au domaine VICUS : quand la même équipe tourne et prépare les campagnes, on sait d'avance quoi montrer.
Un Business Manager au nom de votre maison, un compte publicitaire avec votre moyen de paiement, le Pixel sur votre site et un tableau de bord qui suit les gestes choisis. Le compte et le Pixel doivent vous appartenir : si un prestataire s'en va, l'historique reste chez vous.
Qui vient déjà, d'où, à quels moments ? Et que font les autres ? La bibliothèque publicitaire de Meta, ouverte à tous, montre les annonces en cours des caves et des tables de votre secteur.
Deux versions d'une même annonce, une seule différence : la photo, ou la première phrase. On conserve la meilleure, on arrête l'autre, et on recommence.
Chaque mois, trois lignes suffisent pour décider : ce qui a été dépensé, les gestes obtenus, ce qu'on change ensuite.
Quand une annonce fait venir du monde à un coût acceptable, on augmente son budget par petites marches : Meta prévient que des changements fréquents peuvent relancer l'apprentissage. Si le coût par contact grimpe, on redescend d'une marche.
Tout ce qui précède peut se faire seul. Le vrai coût est le temps : installer le Pixel, écrire et retoucher les annonces, lire les chiffres chaque semaine, rester dans le cadre de la loi Évin.
Si vous préférez le confier, notre offre Publicité couvre ce pilotage pour 990 € HT par mois, sans engagement : Pixel et suivi des conversions, Business Manager, jusqu'à vingt campagnes par mois sur Facebook, Instagram et Google, optimisation quotidienne, veille de vos concurrents, comptes rendus et tableaux de bord. Ce prix rémunère notre travail ; le budget publicitaire est réglé directement à Meta et à Google, depuis votre compte, à partir d'environ 10 € par jour, et c'est vous qui le fixez. On vous conseille sur vos visuels, leur format et leur montage, sans les modifier ; si vous voulez qu'on les réalise, c'est au prix de nos autres offres.
Il n'existe pas de chiffre universel : tout dépend de votre zone, de la durée et du geste visé. Avec notre offre Publicité, on part d'environ 10 € par jour. Ce budget est payé directement à Meta, à part de tout honoraire. Trop faible, il ne laisse pas à Meta assez de résultats pour apprendre : mieux vaut une campagne bien dotée sur un temps fort que plusieurs trop maigres.
Il faut surtout des photos vraies et nettes de votre salle, de vos plats, de vos bouteilles ou de vos vignes, et plusieurs, parce qu'une annonce s'use vite. Pour le vin, elles restent dans ce que la loi Évin permet de montrer : le produit plutôt que la fête.
Les deux se pilotent depuis le même Gestionnaire de publicités, et une campagne peut passer sur l'un, l'autre ou les deux. Google touche ceux qui cherchent déjà une table ou une cave : il complète Meta.
Pas avec Meta : une campagne s'arrête quand vous le décidez, et ce qu'elle apportait s'arrête avec elle. Notre offre Publicité est d'ailleurs sans engagement.
On vérifie d'abord ce qu'on mesure : une campagne réglée sur les mentions « j'aime » ne dira jamais si la salle s'est remplie. Si la mesure est juste, le problème est souvent en amont : une fiche Google incomplète, des photos sans appétit, une réservation compliquée. Une annonce amène jusqu'à votre porte ; elle ne répare pas ce qu'on trouve derrière.
Les premiers jours disent peu de chose : Meta est alors en phase d'apprentissage, qui se termine en général après une cinquantaine de résultats dans la semaine. Une campagne se juge sur plusieurs semaines, de préférence sur un temps fort préparé à l'avance.
En comptant ce qui se passe après le clic : les réservations honorées, les inscrits présents, les devis acceptés. Une offre propre à l'annonce, un menu ou une soirée nommés, permet de reconnaître à la réservation ceux qui viennent de la campagne.
Nathan Doucet est associé chez Mediassemblage. Il tient la partie technique de l'agence : le montage et la post-production des images, le site, le référencement, et la mise en place des campagnes publicitaires, du Pixel au tableau de bord.
Les photos de cet article viennent de nos tournages, au cours d'œnologie des Nogarévins et au domaine VICUS. Nathan sur LinkedIn.
Quinze minutes en visio. Votre zone, vos temps forts, les images dont vous disposez. On vous dit si la publicité est le bon outil maintenant, ce qu'on ferait et ce que ça coûte. Et si ce n'est pas le moment, on vous le dit aussi.
Prenez rendez-vousQuinze minutes en visio. On regarde votre compte, votre fiche Google et ce que publient les domaines d'à côté. Vous repartez avec un avis franc et un ordre de prix, même si vous ne travaillez pas avec nous.
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