Compte publicitaire, campagne, ensemble de publicités, publicité : quatre mots qui suffisent à décourager n'importe qui d'autre que la personne qui les manipule à longueur de journée. Avant de vous dire combien ça coûte, on vous montre comment c'est construit, et pourquoi un domaine, une cave ou une salle n'a pas besoin d'en savoir plus que ça.
Heureusement : ce n'est pas votre métier. Ça ne devient un problème que si la personne qui gère vos publicités ne le comprend pas non plus, ou ne vous dit pas ce qu'elle fait. La suite de cette page ne vous apprend pas à piloter un compte : elle vous donne de quoi comprendre ce qu'on pilote pour vous, et pourquoi.
Un compte publicitaire Meta ou Google ne contient pas des « publicités » en vrac. Il est rangé en quatre niveaux, chacun emboîté dans le précédent, et chacun répond à une seule question.
Le compte : c'est vous : votre identité, votre moyen de paiement, votre pixel de suivi. Un seul compte, pour toujours.
La campagne : un objectif, un seul. « Faire réserver une table », « faire connaître le caveau », « remplir la soirée dégustation ». On ouvre une campagne par objectif, jamais une campagne « publicité » généraliste.
L'ensemble de publicités : à qui on montre, avec quel budget et sur quelle durée. C'est le niveau où se joue le ciblage : la zone, l'âge, les centres d'intérêt, ou au contraire « tout le monde près de chez vous ».
La publicité : ce que la personne voit réellement : une photo, une vidéo, un texte, un bouton. C'est le seul niveau que vous regardez vraiment ; les trois autres travaillent pour lui.
Le flou vient presque toujours du même endroit : un ciblage mal réglé au niveau « ensemble de publicités », pas une mauvaise photo au niveau « publicité ». C'est pour ça qu'on commence toujours par le bas de la pile, pas par le visuel.
Une publicité ne vend jamais rien directement : dans le vin et la table, l'achat se fait à table, au comptoir ou devant le caveau, pas dans l'historique d'un téléphone. Ce qu'elle peut faire, c'est raccourcir la distance entre « voir » et « venir ».
Chaque étape perd du monde, et c'est normal : sur cent personnes qui voient l'annonce, l'immense majorité ne clique pas, et parmi celles qui cliquent, la plupart ne font rien ce jour-là. Ce qui compte n'est pas le nombre de vues : c'est ce qui arrive au bout, un message, un appel, une réservation.
Une forme, pas une promesse chiffrée : aucune agence ne peut garantir à l'avance combien de personnes ira jusqu'au bout. Ça dépend de votre offre, de votre zone et de la saison.
La mécanique est la même partout. Ce qui change, c'est l'objectif qu'on règle au niveau de la campagne.
L'objectif qui marche le mieux : la visite de cave et la dégustation, calées sur un rayon de quelques kilomètres et sur les week-ends ou les portes ouvertes. On évite le ciblage « amateurs de vin » au sens large (trop vaste, trop cher) au profit d'un rayon géographique serré.
Deux temporalités à régler séparément : le client de quartier, toute l'année, et le coup de projecteur sur la foire aux vins ou les fêtes. Le même compte, deux campagnes différentes : jamais la même annonce recyclée.
L'horaire compte plus que le ciblage : une annonce pour le déjeuner qui tourne le matin, une pour le week-end qui tourne le jeudi. Le bouton « réserver » ou « appeler » remplace le clic vers un site.
Sans adresse à faire visiter, l'objectif se déplace vers la prise de contact : un devis, un rendez-vous professionnel, une demande de catalogue. Le ciblage s'élargit à la zone de chalandise réelle, parfois au-delà du local.
Voici ce que mesurent des baromètres publics sur la publicité Meta et Google, à prendre comme des ordres de grandeur, pas comme une promesse pour votre commerce.
Sur Google Ads, le secteur « restauration & alimentation » affiche un coût par clic médian d'environ 2 $ et un taux de clic autour de 7,5 %, nettement au-dessus de la moyenne toutes activités confondues. Source : baromètre annuel WordStream, environ 16 400 campagnes américaines passées en revue entre avril 2024 et mars 2025, chiffres repris par Search Engine Land.
Sur Meta (Instagram et Facebook), le secteur alimentation affiche un taux de clic qui tourne autour de 2 %, pour un coût par clic généralement inférieur à 1 $, cohérent avec un canal qui va chercher l'attention plutôt que la recherche active. Sources : baromètres spécialisés Triple Whale et ContentStudio, éditions 2025-2026.
Google estime lui-même qu'une entreprise retire en moyenne 8 $ de profit pour chaque dollar dépensé en recherche et en publicité sur son moteur, un chiffre que l'entreprise publie elle-même, à prendre comme tel, pas comme une mesure indépendante. Source : Google, rapport d'impact économique (economicimpact.google).
Fin janvier 2025, les publicités Meta pouvaient théoriquement atteindre 2,28 milliards de comptes sur Facebook et 1,74 milliard sur Instagram, l'audience existe ; reste à savoir si elle est la vôtre, et c'est tout le travail du ciblage. Source : DataReportal, rapport « Digital 2025 ».
Elle ne remplace pas une raison de venir : une offre faible, mise en avant, reste une offre faible. Elle ne remplace pas non plus ce qui se voit après le clic : une fiche Google à jour, un site qui répond vite, un numéro qui décroche. Et elle s'arrête le jour où le budget s'arrête : contrairement au référencement naturel, rien ne continue de travailler le mois suivant.
495 € TTC par mois pour un canal, Meta ou Google Ads, 990 € pour les deux. Ce sont nos honoraires, la gestion de vos campagnes de A à Z ; le budget publicitaire reste le vôtre, réglé directement aux plateformes, à partir d'environ 10 € par jour. Sans engagement.
La publicité n'est qu'une des trois façons d'être vu, et la seule qui s'arrête quand vous arrêtez de payer. Il y a aussi le référencement naturel, gratuit au clic mais plus lent à démarrer, et le site lui-même, sans lequel les deux premiers n'envoient personne nulle part.
Trente minutes, votre compte à l'écran s'il existe déjà. Ce que vous vendez, où sont vos clients, ce que vous avez déjà essayé. On vous dit ce qu'on ferait et ce que ça coûte. Et si la pub n'est pas la bonne réponse, on vous le dit aussi.
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