On choisit une table sur un téléphone, souvent moins de deux heures avant de venir. Ce qui décide tient en quatre choses, et aucune ne s'appelle « site internet ».
La question se pose rarement en ces termes. Elle se pose plutôt : pourquoi la salle est-elle vide un mardi alors que le voisin est plein ? Et la réponse commence par un constat désagréable : sur internet, un restaurant n'est presque jamais visible là où il croit l'être.
Les endroits où quelqu'un vous trouve tiennent en une liste courte : la recherche et le plan, où s'affiche votre fiche d'établissement ; les avis, qu'on lit avant de réserver ; les réseaux sociaux, où l'on vous découvre sans vous chercher ; les plateformes de réservation et les guides, qui parlent de vous sans vous demander ; et votre site, en dernier. Sur ces cinq endroits, un seul vous appartient vraiment : le site. C'est aussi celui sur lequel on dépense le plus, et notre position — c'est le sujet de cet article — est que ce n'est presque jamais là que se joue la réservation.
Augmenter la visibilité d'un restaurant, ce n'est donc pas produire plus. C'est reprendre la main sur ce qui s'affiche déjà, dans l'ordre où les gens le regardent.
Elle est la vitrine réelle du restaurant : c'est elle qui s'affiche dans la recherche et dans le plan, et c'est elle qu'on consulte. Un site magnifique avec une fiche à l'abandon perd contre l'inverse, à tous les coups.
À vérifier ce soir : horaires exacts y compris les jours fériés, téléphone qui répond, menu à jour, et la catégorie principale correctement choisie.
Un client regarde les photos avant de lire quoi que ce soit. Deux problèmes courants : les photos les plus récentes sont celles des clients, prises au flash ; et la salle apparaît vide et éclairée au néon parce qu'elle a été photographiée un lundi matin.
Ajoutez régulièrement vos propres photos : plats tels qu'ils sortent, salle à l'heure du service, équipe. Elles remontent dans la fiche et repoussent les moins bonnes.
La note compte moins que ce qu'on lit. Un futur client va directement aux avis moyens et regarde comment vous répondez. Une réponse courte, polie et concrète à un avis négatif rassure davantage qu'une série de cinq étoiles sans commentaire.
Demander un avis n'est ni interdit ni honteux : c'est demander au bon moment, quand le client vous dit que c'était très bien.
Il doit dire où vous êtes, quand vous ouvrez, et permettre de réserver. Le reste est du confort. Un menu en PDF illisible sur téléphone est le défaut le plus fréquent et le plus coûteux : il faut que la carte se lise en une main, sans zoomer.
Refaire son site avant d'avoir touché à sa fiche. Ouvrir un compte sur chaque réseau et n'en tenir aucun. S'inscrire sur quinze annuaires en trois soirées. Publier tous les jours sans jamais répondre à un avis. Ces quatre réflexes coûtent du temps, parfois de l'argent, et ne changent rien à ce que voit quelqu'un qui vous cherche un mardi soir.
Le point commun : ils ajoutent des endroits à tenir au lieu de soigner ceux qui sont déjà regardés. Une fiche juste, dix photos récentes et des réponses aux avis pèsent plus que trois nouveaux comptes vides — et demandent moins d'heures.
Fiche Google d'abord, photos ensuite, réponses aux avis en continu, site en dernier. C'est l'inverse de l'ordre dans lequel on vend habituellement ces prestations, et c'est pourtant l'ordre qui remplit une salle.
Dans cet ordre : la fiche d'établissement Google d'abord, les photos ensuite, les réponses aux avis en continu, et le site en dernier. C'est l'inverse de l'ordre dans lequel ces prestations se vendent habituellement, et c'est pourtant celui qui remplit une salle.
Non. Refaire son site avant d'avoir touché à sa fiche fait partie des réflexes qui ne changent rien à ce que voit quelqu'un qui vous cherche un mardi soir. Une fiche juste, dix photos récentes et des réponses aux avis pèsent plus lourd, et demandent moins d'heures.
La note compte moins que ce qu'on lit. Un futur client va directement aux avis moyens et regarde comment vous y répondez. Une réponse courte, polie et concrète à un avis négatif rassure davantage qu'une série de cinq étoiles sans commentaire.
À trois choses : dire où vous êtes, quand vous ouvrez, et permettre de réserver. Le reste est du confort. Le défaut le plus fréquent et le plus coûteux est le menu en PDF illisible sur téléphone : la carte doit se lire en une main, sans zoomer.
Maxence Grao est associé chez Mediassemblage. Caviste pendant deux ans à Nancy, aujourd'hui agent pour un vigneron, il anime aussi des dégustations en bars et restaurants avec La Déguste Divin. Ici, il suit les clients, écrit les scripts et passe devant la caméra.
Cet article part de ce qu'on voit chez nos clients, pas d'une synthèse d'autres articles. Maxence sur LinkedIn.
Quinze minutes en visio, votre fiche et vos comptes à l'écran. Ce que vous servez, ce qu'on voit de vous quand on vous cherche, ce qui vous manque en images. On vous dit ce qu'on ferait et ce que ça coûte. Et si on n'est pas les bons pour ce projet, on vous le dit aussi.
Prenez rendez-vousQuinze minutes en visio. On regarde votre compte, votre fiche Google et ce que publient les maisons du quartier. Vous repartez avec un avis franc et un ordre de prix, même si vous ne travaillez pas avec nous.
Le calendrier se charge… S'il ne s'affiche pas, il est probablement bloqué par votre navigateur. Laissez-nous vos coordonnées juste en dessous, ou écrivez à contact@mediassemblage.com.
Pas envie de bloquer une date tout de suite ? Deux champs suffisent, on vous rappelle sous 24 h ouvrées.
Quinze minutes, gratuit, sans engagement. Aucun créneau ne vous convient ? Écrivez-nous à contact@mediassemblage.com.
On décroche du lundi au samedi, de 9 h à 19 h. En dehors de ces heures et le dimanche, c'est sur rendez-vous : prenez le créneau qui vous arrange dans le calendrier ci-dessus.