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Que publier sur Instagram quand on est vigneron ?

Le blocage est rarement le manque d'idées : c'est de croire qu'il faut du spectaculaire. Un compte de domaine qui fonctionne montre surtout du travail ordinaire, expliqué. Voici de quoi tenir une année.

Grappe de pinot noir en cours de véraison, à contre-jour sous le feuillage

Ce qui marche : le geste expliqué

Personne ne sait pourquoi on effeuille, pourquoi on vendange de nuit, ni pourquoi le jus du raisin noir est blanc. Ce sont vos évidences, et ce sont exactement les publications qui circulent le plus, parce qu'on apprend quelque chose en dix secondes.

Règle simple : si vous vous dites « tout le monde sait ça », c'est un bon sujet. Personne ne sait ça.

8 secondes, verticale, sous-titrée.
~ l'exemple ci-dessus, filmé ~

Le jus du raisin noir est blanc

C'est l'évidence citée juste au-dessus, filmée en huit secondes. Rien d'autre n'est expliqué : on apprend quelque chose avant même d'avoir décidé de regarder, et c'est exactement ce qui fait circuler une publication.

Tournée chez VICUS, en AOC Moselle, dans la même venue que les photos de cet article.

Douze publications, saison par saison

Hiver. La taille et pourquoi elle décide de la récolte. Les sols nus. Un assemblage en cours. La dégustation des cuves.

Printemps. Le débourrement, jour après jour. La peur du gel et ce qu'on fait contre. Le premier travail du sol. La floraison.

Été. L'effeuillage et à quoi il sert. La véraison, qui se filme très bien. Le contrôle de maturité, pépin à l'appui.

Automne. Les vendanges — le seul moment où tout le monde regarde. Le pressoir. Les premières fermentations. La fatigue de l'équipe, qui est un vrai sujet.

Les trois erreurs qui font décrocher

La photo de bouteille sur fond blanc. Elle n'apprend rien et ne se partage pas. Gardez-la pour votre fiche produit, pas pour votre fil.

Le message promotionnel systématique. Un compte qui ne fait que vendre ne se partage pas. Une publication commerciale pour trois publications qui donnent, c'est le bon dosage.

L'irrégularité. Trois semaines de silence coûtent plus cher qu'une publication moyenne. Mieux vaut viser peu et tenir.

Le format, sans se compliquer

Vertical, tourné au téléphone, sous-titré. La plupart des gens regardent sans le son : une vidéo non sous-titrée perd la moitié de son audience. Dix à vingt secondes suffisent, et la première seconde doit montrer le sujet — pas votre logo.

12 secondes — pépins verts ou pépins bruns.
~ le contrôle de maturité ~

Douze secondes, un seul geste

Le « pépin à l'appui » de la liste d'été, en vrai. Vertical, sous-titré, et la première seconde montre le sujet plutôt qu'un logo : le format ne demande rien de plus.

Douze secondes suffisent à faire comprendre une décision que personne, hors du métier, ne sait prendre.

Ce qu'il faut retenir

Montrez le travail, expliquez-le, et tenez le rythme. Le reste — la lumière, le cadrage, le montage — s'améliore avec le temps. Un compte régulier et un peu brut vaut mieux qu'un compte parfait abandonné en mars.

Questions fréquentes

Que publier sur Instagram quand il ne se passe rien au domaine ?

Le travail ordinaire, expliqué. Personne ne sait pourquoi on effeuille, pourquoi on vendange de nuit, ni pourquoi le jus du raisin noir est blanc. Règle simple : si vous vous dites « tout le monde sait ça », c'est un bon sujet.

Quel format vidéo pour un domaine viticole ?

Vertical, tourné au téléphone, sous-titré. Dix à vingt secondes suffisent, et la première seconde doit montrer le sujet — pas votre logo.

Faut-il sous-titrer ses vidéos ?

Oui. La plupart des gens regardent sans le son : une vidéo non sous-titrée perd la moitié de son audience.

Quelles erreurs font décrocher une audience ?

Trois : la photo de bouteille sur fond blanc, qui n'apprend rien et ne se partage pas ; le message promotionnel systématique, alors qu'une publication commerciale pour trois qui donnent est le bon dosage ; et l'irrégularité, trois semaines de silence coûtant plus cher qu'une publication moyenne.

Maxence Grao, associé de Mediassemblage, photographié de face, chemise blanche et moustache

Rédacteur

Maxence Grao est associé chez Mediassemblage. Caviste pendant deux ans à Nancy, aujourd'hui agent pour un vigneron, il anime aussi des dégustations en bars et restaurants avec La Déguste Divin. Ici, il suit les clients, écrit les scripts et passe devant la caméra.

Cet article part de ce qu'on voit chez nos clients, pas d'une synthèse d'autres articles. Maxence sur LinkedIn.

Sources

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