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Comment faire connaître son domaine viticole ?

La question arrive presque toujours au même moment : la production est bonne, les cavistes qui goûtent achètent, et pourtant le domaine reste invisible dès qu'on s'éloigne de vingt kilomètres. Voici ce qui marche, dans l'ordre où on le ferait.

Rangs de vigne descendant vers un village mosellan, clocher à l'horizon

La fiche Google avant tout le reste

C'est le point le plus rentable et le plus négligé. Une fiche d'établissement à jour — horaires exacts, photos récentes, adresse cliquable — décide de la majorité des visites au caveau. Elle est gratuite, elle prend une heure, et elle travaille tous les jours.

Trois erreurs fréquentes : des horaires faux le dimanche, aucune photo depuis deux ans, et aucune réponse aux avis. Le troisième point compte plus qu'on ne croit : un visiteur lit surtout les avis moyens et la façon dont on y répond.

Donner une raison de venir

Un domaine ne se visite pas parce qu'il existe, mais parce qu'il se passe quelque chose : une dégustation, une balade dans les vignes, une journée portes ouvertes, un rendez-vous vendanges. L'événement est le prétexte ; la visite est le but.

Un rendez-vous par trimestre suffit, à condition qu'il soit annoncé trois semaines avant et relayé par les offices de tourisme du secteur, qui cherchent en permanence de quoi remplir leur agenda.

Passer par ceux qui vendent déjà

Un caviste qui vous référence parle de vous toute l'année, à des gens qui achètent du vin. C'est le meilleur relais qui existe, et il est presque toujours sous-exploité : la plupart des domaines ne fournissent à leurs revendeurs aucune image utilisable.

Envoyez à chaque caviste une photo de vous dans les rangs, une photo de la cuvée, et trois lignes sur le millésime. Ça se prépare une fois et ça sert dix fois.

Les réseaux sociaux, mais pour ce qu'ils font vraiment

Ils ne vendent pas directement du vin ; ils entretiennent une relation avec des gens qui vous ont déjà croisé, et ils rassurent celui qui vérifie que vous existez encore. C'est déjà beaucoup, et c'est une raison suffisante d'y être.

Publier quatre fois par mois pendant deux ans vaut mieux que vingt fois par mois pendant trois mois. La régularité tient si la matière existe d'avance — d'où l'intérêt de concentrer le tournage plutôt que de courir après la photo du jour.

Panorama sur les rangs de vigne du domaine VICUS et la plaine mosellane
Une image de réserve, utilisable toute l'année.
~ la réserve d'images ~

Tenir deux ans, ça se prépare

Publier quatre fois par mois pendant deux ans ne tient que si la matière existe d'avance. Une photo de saison comme celle-ci ressort trois ou quatre fois dans l'année, à chaque fois pour dire autre chose.

C'est la raison pour laquelle on concentre le tournage au lieu de courir après la photo du jour.

La presse locale, qu'on oublie toujours

Les journaux régionaux et les radios locales cherchent des sujets et manquent de contenu. Une reconversion, une première cuvée, une pratique inhabituelle, une bâtisse restaurée : ce sont des sujets. Un courriel court, une photo utilisable et un numéro de téléphone suffisent à déclencher un article.

Dans quel ordre s'y prendre

Si vous ne deviez faire qu'une chose ce mois-ci : la fiche Google. Ensuite, constituez une réserve d'images correctes — sans elle, tout le reste est bloqué. Puis donnez une raison de venir, et servez-vous de vos revendeurs comme de relais.

Aucun de ces cinq leviers ne demande de budget publicitaire. Tous demandent du temps, et c'est bien là le vrai problème d'un vigneron.

Questions fréquentes

Par quoi commencer pour faire connaître son domaine ?

Par la fiche Google. C'est le point le plus rentable et le plus négligé : elle est gratuite, elle prend une heure, et elle travaille tous les jours. Trois erreurs fréquentes : des horaires faux le dimanche, aucune photo depuis deux ans, et aucune réponse aux avis.

À quelle fréquence organiser un événement au domaine ?

Un rendez-vous par trimestre suffit (dégustation, balade dans les vignes, portes ouvertes, rendez-vous vendanges), à condition qu'il soit annoncé trois semaines avant et relayé par les offices de tourisme du secteur, qui cherchent en permanence de quoi remplir leur agenda.

Les réseaux sociaux font-ils vendre du vin ?

Pas directement. Ils entretiennent une relation avec des gens qui vous ont déjà croisé, et ils rassurent celui qui vérifie que vous existez encore. Publier quatre fois par mois pendant deux ans vaut mieux que vingt fois par mois pendant trois mois.

Comment aider ses cavistes à mieux vendre ses vins ?

En leur fournissant de quoi parler de vous : une photo de vous dans les rangs, une photo de la cuvée, et trois lignes sur le millésime. Ça se prépare une fois et ça sert dix fois : la plupart des domaines ne fournissent à leurs revendeurs aucune image utilisable.

Maxence Grao, associé de Mediassemblage, photographié de face, chemise blanche et moustache

Rédacteur

Maxence Grao est associé chez Mediassemblage. Caviste pendant deux ans à Nancy, aujourd'hui agent pour un vigneron, il anime aussi des dégustations en bars et restaurants avec La Déguste Divin. Ici, il suit les clients, écrit les scripts et passe devant la caméra.

Cet article part de ce qu'on voit chez nos clients, pas d'une synthèse d'autres articles. Maxence sur LinkedIn.

Sources

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